DPE 2026 : 3 types de logements électriques verront leur note s’améliorer sans travaux

By Julia Thomas

Vous chauffez votre logement à l’électricité et redoutez un mauvais classement DPE ? Bonne nouvelle : une réforme va bouleverser la donne pour des millions de propriétaires. À partir de janvier 2026, le mode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique va évoluer en faveur des logements électriques. Cette modification permettra à trois types de biens d’améliorer automatiquement leur note énergétique, sans réaliser le moindre travail de rénovation.

Les détails de la réforme du DPE 2026

Cette évolution majeure repose sur une modification technique du coefficient de conversion de l’électricité dans le calcul du DPE. L’arrêté ministériel publié le 26 août prévoit une baisse significative de ce coefficient, qui passera de 2,3 à 1,9 dès le 1er janvier 2026.

Cette réduction de 17% rapproche enfin le coefficient électrique de celui appliqué aux autres énergies comme le gaz, le fioul ou le bois, fixé à 1. Selon Julien Besnard, président du bureau d’études thermiques Casam, cette modification correspond concrètement à un gain d’une demi-classe sur l’échelle énergétique.

Astuce en + : Cette réforme s’inscrit dans la continuité de l’annonce du Premier ministre du 9 juillet, visant à rééquilibrer le traitement des différentes énergies dans l’évaluation énergétique des logements.

Les enjeux financiers et réglementaires du DPE

Cette amélioration automatique représente un enjeu majeur pour les propriétaires, notamment face au durcissement de la réglementation. Le calendrier des interdictions de location se resserre progressivement : les logements classés F seront interdits à la location dès 2028, suivis des logements classés E en 2034.

Parallèlement, les contraintes de vente s’alourdissent. Les maisons classées E doivent désormais faire l’objet d’un audit énergétique lors de leur mise en vente, mettant en lumière les coûts de rénovation qui peuvent décourager les acquéreurs potentiels.

L’impact sur la valeur immobilière

Cette réforme offre un répit précieux aux propriétaires concernés. Gagner une classe énergétique sans engager de travaux permet d’éviter les contraintes réglementaires et de préserver la valeur du bien sur le marché immobilier.

Premier profil bénéficiaire : les petites surfaces électriques

Les studettes chauffées par radiateurs électriques, particulièrement répandues dans le parc étudiant parisien, constituent le premier type de logement favorisé par cette réforme. Ces surfaces de 15 mètres carrés maximum bénéficient d’un double avantage.

Prenons l’exemple concret d’une studette actuellement classée F avec une consommation de 490 kWh/m²/an. Avec le nouveau coefficient, sa consommation sera recalculée à 406,7 kWh/m²/an, lui permettant d’accéder à la classe E.

Les avantages concrets pour les propriétaires bailleurs

Ce gain d’étiquette énergétique repousse l’interdiction de location de 2028 à 2034, offrant six années supplémentaires de mise en location. Cette évolution s’ajoute aux corrections apportées par la refonte du DPE de 2024, qui avait déjà corrigé un biais défavorable aux petites surfaces.

Notre conseil déco : Profitez de ce répit pour optimiser l’aménagement de votre studette. Investissez dans des solutions de rangement astucieuses et des équipements électroménagers classe A+ pour améliorer l’attractivité du logement.

Deuxième profil bénéficiaire : les maisons mixtes électricité-bois

Les maisons équipées d’un chauffage électrique principal complété par un poêle à bois ou à granulés forment la deuxième catégorie gagnante. Cette configuration s’est largement développée entre 2006 et 2022, période où de nombreux ménages ont installé un poêle d’appoint pour faire face à l’envolée des prix de l’électricité.

Dans ces habitations, le poêle ne chauffe généralement que la pièce de vie, laissant l’électricité assurer le chauffage des chambres et des autres espaces. Une maison type consommant 300 kWh/m²/an verra sa consommation recalculée à 249 kWh/m²/an.

Le passage de la classe E à la classe D

Cette amélioration fait basculer ces maisons de la classe E vers la classe D, supprimant l’obligation d’audit énergétique lors de la vente. Les propriétaires vendeurs échappent ainsi à la mise en avant systématique des coûts de rénovation, souvent dissuasive pour les acquéreurs.

Cette évolution améliore significativement la commercialisation de ces biens, en éliminant un frein psychologique majeur lors des négociations immobilières.

Troisième profil bénéficiaire : les logements avec pompe à chaleur

Les habitations équipées d’une pompe à chaleur pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire représentent le troisième type de logement favorisé. Un bien actuellement classé B pourrait atteindre la classe A, niveau optimal pour la « valeur verte » d’un logement.

Cette évolution s’inscrit dans la stratégie gouvernementale d’encouragement à l’installation de pompes à chaleur. Le ministère de l’Économie souhaite inciter les propriétaires à remplacer leurs chaudières fossiles par ces solutions présentées comme décarbonées et efficaces énergétiquement.

L’excellence énergétique récompensée

Atteindre la classe A constitue un atout commercial majeur, particulièrement recherché par les acquéreurs sensibles aux enjeux environnementaux et aux économies d’énergie à long terme.

Astuce en + : Si vous envisagez l’installation d’une pompe à chaleur, cette réforme renforce l’intérêt de cet investissement en maximisant son impact sur le classement énergétique de votre bien.

L’essentiel

Cette réforme du DPE offre une opportunité unique à des millions de propriétaires d’améliorer automatiquement la performance énergétique de leur bien. Les gains obtenus permettent d’éviter les contraintes réglementaires croissantes et de préserver la valeur immobilière des logements concernés. Vérifiez si votre bien appartient à l’une des trois catégories bénéficiaires : petites surfaces électriques, maisons mixtes électricité-bois ou logements avec pompe à chaleur. Anticipez dès maintenant les effets positifs de cette réforme sur votre stratégie immobilière, qu’il s’agisse de vente ou de location. N’attendez pas 2026 pour optimiser la valorisation de votre patrimoine immobilier.

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Je suis Julia Thomas, experte en aménagement intérieur, décoration et design extérieur. Sur Habitanova, je partage des idées inspirantes, des astuces pratiques et des conseils tendance pour sublimer vos espaces, dedans comme dehors. Mon objectif : vous aider à transformer votre maison en un lieu unique, à votre image.